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Sommaire Généralités
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Ondelettes continues | |
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Résolution en temps et en fréquences | |
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Inversion de la transformée en ondelettes | |
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Transformations en ondelettes discrètes |
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Principe de l'analyse espace - échelle ou analyse multirésolution | |
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Définition |
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Pourquoi des algorithmes pyramidaux ? | |
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Décomposition | |
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Application aux images | |
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Restitution |
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Théorie sur les ondelettes à support compact | |
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Les ondelettes à support compact d'Ingrid Daubechies |
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Les ondelettes isotropes | |
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Les ondelettes anisotropes |
L'intérêt des ondelettes à support compact est de permettre l'analyse de distributions arbitraires sans se préoccuper de la décroissance à l'infini.
1. Moments nuls.
Une ondelette a m moments nuls si et seulement si sa fonction d'échelle restitue les polynômes de degré inférieur ou égal à m. Alors que cette propriété sert, pour les fonctions d'échelle, à décrire les capacités des analyses multirésolutions à approximer des signaux réguliers, du point de vue des ondelettes elle permet de caractériser une propriété "duale", c'est-à-dire l'ordre des singularités d'un signal. Le nombre de moments nuls est entièrement déterminé par les coefficients h[n] du filtre h intervenant dans l'équation d'échelle. Si la transformée de Fourier de l'ondelette est p fois différentiable, les trois conditions suivantes sont équivalentes:
l'ondelette y a p moments nuls
| la fonction d'échelle j reconstitue les polynômes
de degré inférieur ou égal à p
| la fonction de transfert du filtre h et ses p-1 premières dérivées sont
nulles en w=p. | |
2. Support compact
Il existe des ondelettes et des fonction d'échelle à support compact. La fonction d'échelle est à support compact si et seulement si le filtre h est à support fini, et leurs supports sont identiques. Si le support de la fonction d'échelle est [N1,N2], le support de l'ondelette est [(N1-N2+1)/2,(N2-N1+1)2].
Daubechies a montré que, pour avoir une ondelette orthogonale à p moments nuls, il faut utiliser un filtre h de longueur au moins 2p. Les filtres de Daubechies, correspondant aux ondelettes de Daubechies, sont de longueur 2p et sont un exemple célèbre des ondelettes à support compact.
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h(n)|²
+ | h(n+1/2)|²
=1
Toutes les solutions de cette équation n'engendrent pas de bases d'ondelettes intéressantes. Nous donnons ici les principales idées qui supportent cette construction. Les bases orthonormales construites n'ont pas d'expression analytique simple. Leur approche est purement numérique. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les courbes ci-dessous représentant ces ondelettes.
Ondelette de Daubechies:
Pour construire des ondelettes Y à support compact, nous allons partir de la fonction d'échelle f dont la famille {f(t-k)}kÎZ orthonormée est une base de V0. On suppose de plus que les f sont à support compact. En considérant que V-1 ÌV0, et en décomposant f(t/2) sur la base {f(t-k)}kÎZ , on a :
½ f(t/2)
= S
ak f(t-k),
où ak =
f(t-k)
f(t/2)
dt,
Puis en passant dans le domaine fréquentiel, en notant h(n)=S ak e-2ipkn, l'orthogonalité de la famille {f(t-k)}kÎZ implique la relation :
|
h(n)|²
+ | h(n+1/2)|²
=1
Il
est important d'avoir des fonctions échelles et des ondelettes ayant un
maximum de régularité. Nous admettons le théorème suivant :
Si
g et g' sont deux fonctions non nulles telles que <gjk , g'lm>=
djl
dkm,
avec
gjk (t)=2 j/2
g(2jt-k) et g'lm (t)=2 l/2 g(2lt-m).
Et supposons
que
i)
|g'(t)| £
C(1+|t|)-a
a>m+1
ii)
g Î
Cm avec g(n) borné pour n £
m,
alors
les moments sont tels que
tn g'(t) dt =0, pour n=0 ,1,2…m
On
peut alors appliquer ce théorème avec g=g'=y.
Ainsi, si yjk (t)=2
j/2 y
(2jt-k) est une base orthonormée de L2(Â),
avec y|(t)|
£
C(1+|t|)-m-1, et y
Î
Cm et y(n)
bornés pour n=0 ,1,2…m
alors
tn y(t)
dt =0, pour n=0 ,1,2…m.
Dans
ce cas, et avec l'hypothèse supplémentaire f(t)|
£
C(1+|t|)-m-1, h(n)
peut se factoriser sous la forme h(n)=((1+
e-2ipn)/2)m+1
Q(n)
où Q Î
Cm et est 1-périodique.
Pour
des fonctions d'échelle f
à support compact, on montre ainsi que h(n)
est un polynôme trigonométrique. Si h(n)=((1+
e-2ipn)/2)N
Q(n),
on pose H(n)
= | h(n)|²
= (cos²pn)N
|Q(n)|²,
et si on note P=|Q|², qui peut s'exprimer en termes de (cos²pn)
ou de (sin²pn),
alors P est solution de l'équation :
YNP(1-Y)
+ (1-Y)NP(Y)=1
En résumé, on recherche un polynôme trigonométrique h(n)=S ak e-2ipkn où les ak sont réels. Afin d'obtenir un maximum de régularité, on cherche h(n) sous la forme h(n)=((1+ e-2ipn)/2)N Q(n) où Q(n) est un polynôme trigonométrique à coefficients réels. h(n) doit être solution de l'équation
|
h(n)|²
+ | h(n+1/2)|²
=1
Lorsque h(n)
est déterminé, on définit f
et y par :
TF(f)(n)
= Pj³1
h(2-jn)
, TF(y)(n)=e-ipn
(h((n+1)/2))*
TF(f)(n/2).
Alors
f
et y
sont des fonctions de L2(Â)
à support compact satisfaisant :
f(t)
= 2 S
ak f(2t-k)
, y(t)=2S
(-1)k a1-k f(2t-k).
Une
condition supplémentaire sur h(n)
permet d'assurer le fait que la famille {yjk (t)=2
j/2 y
(2jt-k)} où j et k sont éléments de Z est une base orthonormée de
L2(Â).
Les coefficients ak ont
été publiés par Ingrid Daubechies dans ‘Orthonormal bases of Compactly
Supported Wavelets', en 1988.