Les squelettes en 4-connexité et en 8-connexité sont-ils morphologiquement différents ?
Différences théoriques entre les squelettes en 4 et 8-connexité L'objectif de cette partie est d'étudier les différents algorithmes de squelettisation afin de déterminer le type des résultats attendus lors de l'utilisation du logiciel Khoros sur des images binaires.
Cet algorithme ne peut donc pas être appliqué en 4-connexité.
Si l'on cherche à appliquer cet algorithme en 4-connexité, on remarque que quelle que soit la configuration du point à traiter, la valeur |X|+|Y| ne pourra pas dépasser 2. L'application de cet algorithme en 4-connexité ne permet la suppression d'aucun point de l'objet. L'objet après squelettisation est identique à l'objet initial.
Les figures ci-dessous envisagent tous les types de configuration possible (il y a symétrie par rotation autour du point central) en 4-connexité et donnent les valeurs |X|+|Y| dans chacun des cas.

Aucune des valeurs ne dépasse deux et donc aucun point de l'objet n'est supprimé. L'algorithme de squelettisation de Marthon n'est donc pas utilisable en 4-connexité.
L'implémentation de l'algorithme de Rosenfeld dans le logiciel Khoros détermine le degré d'érosion de chaque point de l'objet. Ce logiciel permet la squelettisation en 4 ou 8-connexité.
Autrement dit, un point appartient au squelette si c'est un maximum local pour les degrés d'érosion, c'est à dire qu'il ne peut être reconstruit par aucun de ses voisins. La construction du squelette suivant la méthode de Rosenfeld est, rappelons le, la seule parmi les trois algorithmes proposés qui soit réversible.
Il est clair que les degrés d'érosion calculés dépendent de la connexité du masque. On en déduit qu'il existe nécessairement une différence entre les squelettes obtenus en 4 et 8-connexité. Ces différences seront caractérisées dans la partie pratique de cet exposé.
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Amine Chabane,Marion Michot